Reviens-moi

Samedi 7 février 2026,

La vie est difficile sans toi, sans tes mots réguliers et ta présence, loin de toi, ne sachant pas ce que tu deviens et ne pouvant te conter la manière dont j’occupe mon temps en ce week-end de repos.

Aujourd’hui, il fait beau. Malgré ce temps merveilleux qui tire bien souvent un sourire de mon visage, je ne parviens pas à me sentir complètement sereine et joyeuse. Tu es absent, et c’est en ta compagnie que j’aimerais rire et être réchauffée par le soleil. C’est avec toi, que je souhaiterais boire ce café italien ce matin et manger ce croissant au jambon et à l’emmental que nous aurions fait chauffer dans le four avant de le servir pour le déguster.

Tu sais, je ne t’en parle que très peu, mais je traverse actuellement un passage de grande réflexion sur les raisons qui ont fait éclater cette colère que je porte en moi depuis longtemps. Alors, nous remontons à la rupture de contrat, puis à la rupture amoureuse, jusqu’aux sujets dont on ne parle pas, jusqu’aux moments qui sont tus comme s’ils n’avaient jamais existé. Tous ces sujets qui m’ont construite et qui m’ont obligée à me taire parce que le changement semblait impossible. Ces événements auxquels j’assistais, qui m’ont blessée et dont je me sentais parfois responsable.

J’aimerais te parler du cheminement que j’effectue en ce moment là-dessus. Je souhaiterais te dire à quel point je suis heureuse de mettre enfin des mots dessus et de connecter les sujets entre eux, et combien mon sentiment d’insécurité semble jouer sur la façon dont je me comporte avec toi alors que ce que je recherche au fond, c’est le partage et la bienveillance mutuelle qu’offre habituellement l’amour.

J’ai l’impression que toi aussi tu souffres. J’aimerais être cette petite fée qui vient te consoler quand tu es envahi par des idées noires ou des souvenirs douloureux. J’aimerais pouvoir te faire sentir en sécurité émotionnelle tout en n’étant ni de trop ni envahissante. J’aimerais faire disparaître à tout jamais ces quelques notes de rancœur qu’il me reste, et j’aimerais aussi que celles qu’il te reste s’en aillent pour que nous soyons apaisés tous les deux.

Tu es ma muse au masculin, mon inspiration pour devenir une meilleure version de moi-même. Je rêve de partager avec toi l’art et les voyages pour s’inspirer mutuellement pour demain.

Mon amour

Mon chat en costume

Lundi 9 juin 2025,

Je t’aime pour toujours, je voulais passer ma vie à tes côtés. Je n’ai pas réussi à être à la hauteur pour que tu veuilles t’engager. J’en suis désolée.

J’ai peur de te perdre. Je souhaite toujours passer ma vie avec toi et vieillir à tes côtés.

Je te souhaite d’être heureux pour toujours

Mercredi 16 août 2023, 23h58,

Tu me manques.

Tes passions, ton rire, ton humour, ta détermination, ta simplicité, ton goût de la vie, ta confiance en elle, en toi, en moi, ton souhait d’être utile pour tous, ton humilité, ta bonne humeur, ta curiosité, ton calme, ton énergie, ton honnêteté, ta famille, ta bienveillance, ton engagement, … me manquent avec toi.

J’aurais aimé te garder près de moi.

J’ai changé car mon environnement m’a changée. Le tien est d’ailleurs fortement en train de te changer aussi. Je ne sais pas réellement quoi penser.

J’ai peur de ne jamais retrouver celui que j’ai tant aimé. J’aimerais qu’il reste là, près de moi, avec autant de bienveillance qu’avant, même si l’amour s’exprime différemment.

Mon complice, mon ami, mon confident, mon binôme de sports d’été et de voyage sans sous ni préparation, mon copain de plage, de piscine et de jardin, mon amoureux des chiens (et même des chats), mon partenaire engagé pour ses causes comme personne d’autre que je connais, mon ami de passage à l’âge adulte, mon compagnon de galères et de solutions, celui qui a cherché à me comprendre même quand il n’y avait plus rien à comprendre.

Merci. Pour tout.

Et désolée. Pour tout.

Tu restes une très grande partie de moi, et j’ai peur que tu t’en ailles malgré nos promesses. En réalité, je te vois déjà partir.

Ne nous abandonnons pas, je t’en prie.

Où place-t-on le curseur sur l’échelle des débats d’opinion ?

Mercredi 26 juillet 2023,

Il reste un chemin à parcourir. Tu ne veux pas tout me dire, tu ne veux pas tout entendre, tu ne veux pas tout comprendre.

Tu m’as réduite à quelques mots, sans essayer de connaître la nature de mon intention ni le combat qui se cachait derrière elle. Tu t’es offusqué, et je sais que tu vas te recroqueviller pendant plusieurs jours. J’ai toujours tendance à penser que c’est contre moi que tu agis ainsi, mais je voudrais croire que ce n’est pas la raison qui te pousse à t’exprimer de cette façon. J’aimerais me mettre à penser que c’est toi, que cela ne dépend pas de moi. Malgré cela, je me sens à chaque fois mal quand tu t’éloignes à cause d’un désaccord, d’un haussement de ton ou d’un malentendu. Pas mal parce que je me sens coupable (parfois si), mais surtout parce que je suis touchée que tu ne parviennes pas à prendre assez de hauteur sur la situation pour l’affronter plutôt que la fuir. Énervée parce que ta réaction laisse à croire que je suis l’entière responsable de la situation alors que souvent la responsabilité est partagée entre nous. Je pensais qu’avec moi c’était différent. Que tu arriverais car j’étais capable d’encaisser et de faire preuve de neutralité.

Et moi je souhaiterais pouvoir avoir des conversations ou on échange nos avis sur tous les types de sujets sans jamais avoir besoin de hausser le ton, mais juste en s’écoutant et en prenant le temps de considérer l’opinion de l’autre. Débattre et construire autour de sujets variés est une activité qui fait partie intégrante de ma vie car elle me permet de m’élever intellectuellement et de m’ouvrir au monde. J’ai besoin de retrouver ce point commun dans la curiosité des gens qui m’entourent.

Besoin d’être aimée

Samedi 5 novembre 2022,

J’ai besoin de toi. J’ai besoin de ta présence, j’ai besoin de tes bisous, j’ai besoin de ton corps collé au mien, de la chaleur qu’il dégage, j’ai besoin de ton sourire, j’ai besoin de tes compliments, j’ai besoin que tu exprimes ce que tu aimes, que tu me dises quand tu n’aimes pas, j’ai besoin que tu me dises ce que je représente pour toi, j’ai besoin de t’entendre dire que tu m’aimes, j’ai besoin que tu me demandes comment je vais, si les éléments me plaisent, et si je prévois de faire quelque chose de ma journée, de ma semaine, de ma vie.

J’ai besoin que tu t’intéresses à moi autant que je m’intéresse à toi. J’ai besoin que tu ne me prennes pas en otage en jouant avec mes sentiments. J’ai besoin que ce soit plus facile. J’ai besoin que tu m’expliques tes peurs, tes angoisses, tes malheurs, ta colère, et la tristesse que tu peux ressentir. J’ai besoin que tu me parles, que tu ouvres ton cœur, et qu’ainsi tu me fasses confiance. J’ai besoin de savoir que ça va pouvoir fonctionner. J’ai besoin que tu ne me fasses pas faux bond, que tu ne t’éloignes pas, et que tu te confies à moi. J’ai besoin d’être une amie, une amante et une confidente.

J’ai besoin d’être sûre que tu seras là quand ça n’ira pas, que tu m’aideras si j’en ai besoin, que tu me bousculeras si je vais trop loin, que tu m’aimeras qu’importe les événements. J’ai besoin que tu me fasses découvrir le monde, aimer l’art, aimer l’engagement, aimer les gens.

J’ai besoin qu’elle s’en aille, et que tu l’aides à le faire. J’ai besoin de la chasser de ma tête. J’ai besoin que tu acceptes ton sort, que tu choisisses de m’intégrer à ton destin. J’ai besoin que tu me choisisses pour être celle qui partagera ton chemin.

La honte, ce sentiment qui provoque un malaise inégalable

Lundi 26 avril 2021,

J’écris car cela faisait longtemps que je n’avais pas ressenti de honte, et pourtant, c’est arrivé aujourd’hui.

Une situation assez anodine, rien de grave. Mais cela a touché à mon intimité. C’est une situation que j’ai toujours redoutée, j’ai toujours pris les précautions pour qu’elle n’arrive pas. Et aujourd’hui, j’ai oublié. Donc c’est arrivé. C’est assez désagréable à vrai dire. Tu vois le malaise que cela provoque quand tu te remplis de honte ? C’est exactement cela que j’ai ressenti.

Cela passera. Heureusement que cela ne m’est pas arrivé dans un autre contexte. Mais je t’avoue que j’ai été tellement marquée que je me dis que cela ne doit plus jamais m’arriver.

Je ne parviens même pas à décrire ce qui s’est passé, alors que c’est absolument nul comme situation. En plus, une autre personne a été mal à l’aise à cause de moi. C’est frustrant. Je me sens très mal, mais ça va passer.

Ton vocabulaire sous l’angle masculin ou le male gaze

Jeudi 18 février 2021,

Je suis crispée. Je suis tendue, et j’ai envie de crier. Crier pour te faire comprendre à quel point tu es victime du male gaze.

Qu’est-ce que c’est ? Il s’agit d’un concept théorisé en 1975 par Laura Mulvey dans Visual Pleasure and Narrative Cinema. Cela désigne le fait que la culture visuelle dominante imposerait au public d’adopter une perspective d’homme cisgenre hétérosexuel. Le problème de cette perspective masculine cisgenre hétérosexuelle c’est qu’elle regarde la femme comme un objet de désir, et la caméra et les photos de femmes présentes dans ces supports de culture visuelle montrent les femmes en s’attardant sur leurs corps. Cela crée une asymétrie du regard, et implicitement une asymétrie du pouvoir. Cette asymétrie du regard à tellement entraîné nos esprits, que même les femmes adoptent ce regard à l’encontre des autres femmes, mais également envers elles-mêmes.

Ce soir, nous regardions une série dans laquelle une scène de rapport sexuel était montrée (comme dans presque toutes les séries télévisées actuelles aujourd’hui…). Il est important de noter que la femme est plutôt vicieuse dans le film, pas très sympa, et a l’air frigide. D’abord la femme était sur l’homme, puis, elle s’est retournée pour passer en position doggy style. A ce moment-là, tu as sorti un « ah bah voilà, elle se fait tringler, ça ne lui fait pas de mal », et cela m’a assommée.

Comment, étant une femme, peux-tu parler comme cela ? Où as-tu oublié le respect de la femme, alors même que tu es une femme ? J’ai eu l’impression d’entendre un homme cisgenre hétérosexuel machiste au possible : le cliché du connard à qui on aurait envie de couper la queue. En fait, n’es-tu pas juste frustrée ? Parce que faire un doggy style c’est cool tu sais.

J’adore dire que c’est une question générationelle quand nos façons d’aborder ou de concevoir les choses divergent considérablement. Mais là, au-delà de la question des générations, tu m’as brutalisée. Je refuse qu’on considère la femme comme cela. Et pourquoi ne considérerions-nous pas que c’est la femme qui « tringle » l’homme ?

Parce que c’est lui qui pénètre ? Parce que c’est lui le « mâle dominant » ? Tout cela c’est ce qu’on veut bien montrer dans le but de ne pas nuire à l’image traditionnelle du couple cisgenre hétérosexuel. Le couple dans lequel le mec ne se prendrait jamais rien derrière et ne serait que le reflet de la puissance et du pouvoir ? Laissez-moi rire. Plein de mecs cisgenres hétérosexuels se prennent des doigts ou d’autres choses. Cela s’explique par le plaisir que procure les stimuli de cette zone intime. Mais non, de cela nous ne parlons pas. N’oserions-nous quand même pas abîmer l’image de l’homme viril qui sauve la bonne et gentille douce femme câline ?

Je vomis ces considérations. Laissons-nous vivre. Arrêtons de préjuger. Détruisons le patriarcat. Acceptons les pratiques et les choix de tous lorsqu’ils n’ont factuellement et moralement aucun impact sur nos propres vies.

Vendredi 19 février 2021,

J’ai été un peu dure dans mes propos. Mais rends-toi compte de l’intensité du problème. Tu nourris le propos de tous ces protagonistes du patriarcat malvenu. Et je ne peux pas te laisser faire.

Viol ?

Mardi 12 janvier 2021,

Ce soir j’ai regardé plusieurs épisodes d’une série nommée La Chronique des Bridgerton, et je me suis sentie offensée. Une scène de domination par une femme se transforme en viol dans l’épisode 6. Viol ? Le mot est fort me dit-on.

En effet, il est toujours difficile de parler de viol dans certaines situations. Et pourtant, le consentement c’est une question qui doit résonner dans notre tête à chaque instant de l’acte. Et là, ce n’était pas le cas, du moins, pas à la fin.

Comme c’est une femme qui est en défaut vis-à-vis d’un homme, cela paraît anodin pour beaucoup de personnes. Et pour toi aussi. Je pense que ce n’est pas normal. Moi cela me rend dingue et m’atteint de la même façon que s’il s’agissait d’un homme.

Oui, les relations conjugales peuvent donner lieu à des viols, et bien plus souvent qu’on ne le croit. Non, le viol n’est pas exercé que par les hommes.

Arrêtons les polémiques là-dessus. Quelqu’un qui s’engage dans une relation intime se doit de connaître toutes les limites, tous les enjeux, et surtout, toutes les responsabilités qu’il ou elle prend.

Alors j’écris ici, cela me détend car je n’ai personne qui me comprend dans l’instant.

Aujourd’hui, je déborde de choses à dire

Mercredi 30 décembre 2020,

C’est drôle comme je me parle à moi-même à travers ce que j’écris. C’est marrant de voir à quel point je vais trop loin dans les interprétations, à quel point ce blog est une fiction.

Oui, une fiction. Je t’en ai déjà parlé, ici, je retranscris, je bave, j’interprète, je dénoue, je colore ce qui est devenu gris. Rien de tout cela n’est réel. RIEN

Ce blog n’est que le reflet de la charge mentale qui pèse sur moi. Mais à quoi ressemble cette charge mentale ? Peut-on même oser la symboliser ? Lui donner une forme ? La personnifier ?

Elle ne ressemble à rien. Elle se noie dans la fantaisie, dans les regrets, dans les décombres du passé, dans des mondes plus imaginaires les uns que les autres.

Ici, on aborde le 19ème degré d’interprétation et de compréhension. C’est mon degré fétiche. Bienvenue à toi.

Dépendance affective

Mercredi 30 décembre 2020,

La dépendance affective ? J’en suis victime depuis longtemps. Ça ne se voit pas toujours, et ce n’est pas facile. Je t’aimais hier, je te déteste aujourd’hui. Les mots sont peut-être trop forts, mais je suis dure. Quand ça ne va pas, si tu es proche, tu es vite au courant. J’ai appris avec le temps à prendre sur moi, et ce n’est pas tous les jours faciles. J’essaie de m’assouplir, le temps m’aide, vous tous vous m’aidez aussi. Les choses ne sont pas objectivement toujours aussi importantes que l’énergie qu’on leur accorde.

Aujourd’hui, j’ai parlé du bien et du mal. Je défends à 100% que le mal est l’absence de bien. Le mal n’existe pas en tant qu’entité à part entière, il est le résultat de la soustraction de tout le bien humain au bien humain. Tu vois ce que je veux dire ? Je pense au plus profond de moi que chacun de nous est profondément bon.

Alors toi tu étais sceptique, tu ne savais pas. Tu me dis souvent que tu n’as pas d’avis, que tu ne te poses pas autant de questions aussi profondes. Mais moi, mon souci, c’est que des questions comme celles-ci je m’en pose 24h/24. C’est prenant, ça m’empêche souvent de dormir, ça remet en question 1001 morceaux de ma vie.

Je suis très imparfaite, et plus je le comprends, plus je me sens coupable. Alors j’ai l’impression que la recherche de réponses à ce type de questions m’aide à devenir meilleure.

Je ne sais pas si c’est une bonne chose, je sais juste que cela m’aide à aller mieux.